Mighty Mo Rodgers
L’homme
Maurice Rodgers est né à Chicago en 1942, ce que sa discographie n’annonce pas !

Le style
Il a étudié le piano classique et fréquenté le night-club de son père, où se produisent blues et jazzmen. Dans les années 60, il rejoint son premier groupe, un groupe de blues/R’ & B’ : The Rocketeers. Il fonde ensuite The Maurice Rodgers Combo, dans la lignée de Ray Charles et d’Otis Redding. Puis il prend un aller-simple pour Los Angeles où il joue avec T-Bone Walker, Albert Collins, Jimmy Reed, …
En 1973, il produira l’album Sonny & Brownie de Sonny Terry et Brownie McGhee, avec trois de ses compositions. De ces deux musiciens, il dit : Ils m’ont donné l’inspiration pour écrire dans une perspective plus personnelle, écrire au sujet des expériences de la vie, des vérités de la vie de tous les jours.
Par réaction à l’empreinte grandissante d’Hollywood sur la musique, il se lance dans la philosophie (avec une thèse sur le Blues as metaphysical music (Its Musicality and Ontological Underpinnings) et l’écriture de morceaux pour Chappell Publishing et Motown.
Avec un tel parcours, on pouvait sûrement prédire un premier opus discographique respirant une maturité originale. C’est chose faite… et c’est moderne.
Le site officiel
La déco
Nommé aux W.C. Handy Awards 2000 dans la catègorie Meilleur nouvel artiste blues, … à 58 ans !
Les mots
Voir l’interview dans la Gazette de Greenwood n° 46 d’octobre 2002.
Le son

Redneck blues, 2007 chez Dixiefrog.

Black Paris Blues, 2003, live

Red, white and blues, 2002, chez Blue Thumb. Je n’ai jamais pris le temps de le chroniquer… mais il est bien ! Allez le découvrir.
Blues is my wallin’ wall, 1999, chez Blue Thumb.
Mighty Mo Rodgers n’a réalisé qu’un CD, mais un CD de blues qui mérite qu’on l’écoute en profondeur, en ne faisant rien d’autre. Un mélange étonnant de tradition (appuyée par sa voix) et de modernité (le son, l’instrumentation). Et l’Afrique qui débarque sur un morceau (Took away the drum
), la soul aussi, sur des titres qui restent fortement empreints de blues. Pfffff, si c’est ça le blues…

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