Eric Bibb
L’homme
Eric BIBB est né en 1951 à New-York (USA). Son père, Leon, était chanteur folk dans les années 60. Il (Eric) a quitté les USA à 20 ans pour l’Europe et vit en Suède, depuis la fin des années 70 semble-t-il. Bien qu’il ait déjà une production discographique assez riche, il est peu connu. Sans doute un effet de son exil nordique.
Le style
Il fait partie des jeunes qui renouvellent le blues acoustique, à l’instar de Keb’ Mo’, avec qui il partage aussi le port du chapeau. Son blues à lui est teinté de folk (influence du milieu familial ?), gospel, soul… mais il ne s’arrête pas là et sort véritablement des frontières tant géographiques que musicales des Etats-Unis. Jusqu’à l’Afrique du Sud, s’il le faut. Le blues d’un blueseux américain qui est sorti de son territoire natal sans rien renier.
La voix est plutôt grave et douce, et s’accorde bien avec sa guitare, dans quelques blues en solo bien posés (avec entre autres, une Gibson J-45. Les spécialistes – dont je ne suis pas – apprécieront). Mais il est aussi accompagné, quelquefois d’instruments peu usuels dans le blues, comme un accordéon, un saxophone, une mandoline, des congas… sans jamais perdre pied. C’est bien du blues !
Eric BIBB et Taj MAHAL ont développé une estime et une amitié réciproque, qui s’est traduit (pour le peu que l’on sait) par une chanson en duo sur l’album Me to you.
Le site officiel
La déco
Grâce à un visiteur, j’ai su qu’aux British Blues Award 2000, il avait gagné dans la catégorie Overseas Male Artist. Et oui, l’Angleterre est une ile…
Le son et l’image

Live at the Basement, 2002, DVD PAL, zone 0, 1.33:1, DD5.1, anglais (import ?).
Concert donné au Basement, en Australie.
Le son

Natural Light, 2003, chez Manhaton Records.

A family affair, 2002, chez Manhaton Records. Avec Leon Bibb, son père. CD disponible par son site officiel.

Painting signs, 2001, chez Manhaton Records.

Roadworks, 2000, chez RUF Records.
Home to me, 1999, chez RUF Records.
Du blues acoustique, enregistré spécialement dans une vieille ferme du Norfolk et teinté de presque tout ce que les Etats-Unis ont pu produire à ses frontières (celles du blues). L’art de dépasser les bornes avec toujours un pied dedans. Et une voix plutôt grave et douce (qui sait se faire rocailleuse de temps à autre) bien présente, comme sur « Come back baby », un long blues traditionnel (4′38″) accompagné d’une seule guitare acoustique (je ne m’en lasse pas). Il y a une parenté atmosphérique entre Keb’ Mo’ et ce new-yorkais installé en Suède.

Me to you, 1997, chez WMS. Une chanson en duo avec Taj Mahal.

Good stuff, 1997, chez Opus 3.

Shakin’ a tailfeather, 1997, dans lequel il accompagne Taj Mahal et Linda Tillery & The Cultural Heritage Choir, chez WEA. CD dans la catégorie music for children
.

Spirit and the blues, 1994, chez Opus 3.

A collection of, avec Cyndee PETERS, 1977, chez Opus 3.

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